Penser les rapports sociaux (ou rapports de domination) dans les conférences gesticulées

À L’ardeur, un temps théorique est donné à chaque début de formation (stage de conférence gesticulée, atelier « anecdote gesticulée », et atelier « désintoxication de la langue de bois ») sur les « rapports sociaux » ou « rapports de domination ».

Nous situons la démarche de la conférence gesticulée dans le courant théorique du matérialisme historique, un courant marxiste. C’est très théorique tout ça ! Dans la réalité, ce n’est pas la peine d’avoir lu Marx ou de connaître les théories matérialistes pour se saisir de la conférence gesticulée. Ces théories renvoient à des réalités que beaucoup ont compris intuitivement, ont vécu sans mettre des mots savants dessus.

Lire ici notre propos théorique sur les rapports sociaux.

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2 réponses à Penser les rapports sociaux (ou rapports de domination) dans les conférences gesticulées

  1. LACOMBE Florence dit :

    Merci pour cet article nécessitant plusieurs relectures bien que je ne suis pas sûre d’avoir tout compris! Cependant, il m’a amenée à la réflexion ci-dessous:

    Reprenant les 3 formes normatives que vous décrivez, je n’ai pu m’empêcher de faire le lien avec ce qui se passe dans le médico-social et plus précisément dans les institutions gestionnaires accompagnant des personnes en situation de handicap.
    Oui, l’exploitation est en plein essor avec des politiques publiques ne respectant peu ou pas l’application des lois (ex : accessibilité). En dénigrant le travail de l’accompagnement, en réduisant sans cesse les effectifs et la diversité des formations (plus besoin d’éduc sur le terrain et devenu pseudo chef.fe de service). Plus besoin de « penser sa pratique », les logiciels, les RBPP sont là pour quantifier les tâches et dire ce qu’il faut faire ! Devenu.e.s des exécutant.e.s bon marché pour accompagner des personnes catégorisées dans le rayon des improductifs.
    On pourrait dire que l’État, les décideurs et celles et ceux qui les suivent sans broncher « utilisent de la force de travail d’un groupe social par un autre quand la valeur de cette force de travail est non rémunérée et/ou non reconnue ».
    Oui, la domination dans la relation d’aide se cache de moins en moins. Le ou la travailleur-euse social.e peut employer sans vergogne le vocabulaire discriminant tel « Cassos » « Gogol » « profiteur » « assisté »… Tout peut se dire quand on se situe « au-dessus de », les pratiques peuvent être à l’image du vocabulaire, on fait « un peu de ménage » avant la sacro-sainte évaluation décernant la note inconséquente délivrée par des organismes chèrement payés ! Particulièrement dans le secteur du handicap où la réflexivité n’a quasiment plus cours et où celles et ceux qui tentent de maintenir un minimum le questionnement peuvent être renvoyé.e.s à leur névrose personnelle !
    Et oui, l’oppression peut advenir quand l’exploitation fait de nous de bons petits soldats obéissants au détriment du respect et de la dignité des personnes « en situation de vulnérabilité » (autre formule pour noyer le poisson !). La domination s’installe sans avoir à faire d’autres efforts que de nier sa propre oppression. La violence institutionnelle s’arc-boute sur des directives mortifères faisant des relations humaines un monde marchant (marchand !) sur sa propre humanité !

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