Covid 19, l’ennemi des pauvres

COVID 19, l’ennemi des pauvres par Emmanuelle Cournarie, membre de L’ardeur, association d’éducation populaire politique

« Redoutant de voir un jour se matérialiser quelque sinistre utopie marxiste, l’homme cultivé préfère que les choses restent en l’état. Il ne porte peut-être pas dans son cœur le riche qu’il côtoie quotidiennement, mais il ne s’en dit pas moins que le plus vulgaire de ces riches est moins hostile à ses plaisirs, plus proche de ses manières d’être qu’un pauvre, et qu’il a donc intérêt à faire cause commune avec le premier. C’est cette peur d’une populace présumée dangereuse qui pousse la plupart des gens intelligents à professer des opinions conservatrices. » – Georges Orwell, « Dans la dèche à Paris et à Londres », 1933.

La loi d’état d’urgence sanitaire adoptée par le parlement le 22 mars 2020 justifie que depuis des mois le gouvernement décide seul de la définition des secteurs essentiels à la vie et dont l’activité doit être maintenue. Cela suscite incompréhension et colère tant ces décisions semblent arbitraires : on peut s’entasser dans le métro chaque matin pour aller travailler mais pas se rendre en petit groupe au restaurant, on doit se confiner pendant des mois mais le MEDEF a soutenu l’ouverture des magasins pour des soldes monumentales. Je rectifie donc : le gouvernement décide seul c’est-à-dire sans consulter les syndicats censés défendre les intérêts des travailleurs.euses mais répond aux injonctions des grands patrons qui tiennent le pouvoir économique et décident de ce qui ouvre ou ferme selon leurs intérêts.

Il n’est pas étonnant de voir les ordonnances relatives à la loi d’urgence sanitaire aller dans le sens des grandes entreprises  : augmentation de la durée quotidienne maximale de travail (de 10 à 12h), augmentation de la durée hebdomadaire de travail (de 48h à 60h) réduction du temps de repos entre 2 journées de travail (de 11h à 9h), extension du travail le dimanche (1)… Face au risque infectieux on aurait pu croire que les ordonnances concerneraient essentiellement la protection du travail et de la santé des travailleurs.euses, là où on ne protège que la rentabilité des entreprises.

On y a pourtant cru quelques instants, après quelques jours d’un premier confinement, à la remise en cause de notre mode de production, à la nécessité de repenser nos sociétés pour hashtag « le Jour d’Après » (2)… On a bien vite déchanté… On a même dû prendre la mesure que non seulement rien n’allait s’arranger, mais que les choses étaient en train d’empirer.

Ce qui empire c’est l’état du marché du travail, c’est la précarisation des emplois, ce sont les conditions de vie des individus, ce sont les inégalités entre les classes de travailleurs.euses. L’hypocrisie politicienne consiste à présenter la crise du Covid comme la cause de ce déclin économique et sociale qui appauvrit, insécurise, divise les travailleurs.euses et menace les catégories les plus fragiles de la population. Or ces mêmes politicien.ne.s savent bien que le processus est en place depuis des décennies et que pour exploiter les hommes et les femmes sans limite, il faut alimenter cette peur profonde de la pauvreté et de l’exclusion sociale pour produire notre consentement à agir dans ce monde.

1- Contexte

Grâce aux luttes ouvrières des XIXe et XXe siècle, la société salariale construite dans le cadre du capitalisme industriel s’est structurée autour d’un véritable statut de l’emploi, c’est-à-dire un emploi stable, assuré dans sa durée, encadré par le droit du travail et par la protection sociale. Le monde du travail s’organisait autour des métiers et des qualifications, dans des branches qui défendaient le sens et les valeurs qu’elles souhaitaient voir associer à leur spécialité.

Le droit du travail, les collectifs professionnels mais aussi les collectifs de défense des droits des travailleurs.euses, syndicats, associations, coopératives, représentaient autant de protections des travailleurs.euses dans le lien de subordination qui les unissaient aux patrons.

A partir des années 1970, l’idéologie néolibérale ne peut plus se satisfaire des modalités d’exploitation de la main-d’œuvre du modèle industriel. Soumises au contraintes du marché et occupée à maximiser la rentabilité fixée par les actionnaires, les entreprises doivent se libérer du droit du travail qui entrave leurs marges de manœuvre, réduire les coûts salariaux et disposer d’une main-d’œuvre corvéable à merci, qui doit pouvoir s’adapter aux aléas d’un environnement mondialisé et concurrent. La politique économique échappe aux gouvernements et tombe dans les mains des financiers, des industriels, des grands patrons.

Avec le soutien des politiques sociales et économiques de l’Union Européenne, le système néolibéral va s’atteler à détruire le code du travail et par là-même le pouvoir des travailleurs.euses, puisqu’à l’origine, comme le souligne le philosophe Alexis Cukier, «  le code du travail est un appui non seulement à la limitation de l’exploitation économique mais aussi à la participation concrète des travailleurs au fonctionnement de l’entreprise et à la vie économique » (3). Par l’intermédiaire du FMI et de l’OCDE, il va imposer des politiques de baisse du coût de la main-d’œuvre et de flexibilisation de l’emploi.

Cette nouvelle organisation du travail va générer ce que Pierre Bourdieu appelle « la violence structurale » : « Le fondement ultime de tout cet ordre économique placé sous le signe de la liberté, est en effet, la violence structurale du chômage, de la précarité et de la menace du licenciement qu’elle implique : la condition du fonctionnement « harmonieux » du modèle micro-économique individualiste est un phénomène de masse, l’existence de l’armée de réserve des chômeurs. » (4).

2- Processus de précarisation d’avant crise

Au début des années 1980, le processus de précarisation des travailleurs-euses se met en place avec une dégradation du marché du travail, un chômage de masse et des formes atypiques de contrat type CDD, intérim, contrats aidés… Comme le remarque Robert Castel (5), ce type de contrat ne constitue plus seulement un passage, on s’installe dans la précarité. Les travailleurs.euses précaires forment une nouvelle strate de la division du travail, au dessous du salariat classique.

Cette strate n’a eu de cesse de se développer jusqu’aux années 2000. A partir de cette période, les entreprises doivent externaliser pour réduire les coûts salariaux, les politiques publiques favorisent alors non plus les contrats atypiques mais le travail indépendant, via des politiques de soutien à la création d’entreprises à partir de 2003 (6). Le statut d’auto-entrepreneur apparaît en 2009 avec un régime social simplifié. Les travailleurs indépendants deviennent les sous-traitants des grandes entreprises qui n’ont plus à cotiser plus pour celles et ceux qui pourtant produisent de la valeur. La précarité prend alors aussi la forme de l’auto-entreprenariat.

En 40 ans, en France, 1/4 de la population active n’est plus sous contrat CDI (7). L’emploi « stable » continue d’exister puisque comme le soulignaient déjà Linhart et Maruani en 1982, « une nécessité inhérente au développement du capitalisme est de diviser la main-d’œuvre et de différencier la gestion des forces de travail » (8). On peut ainsi agiter les CDI sous le nez des précaires comme des carottes, agiter les emplois précaires sous le nez des « embauchés » comme des épouvantails.

Ce que Castel souligne encore, c’est que la précarisation des emplois va de pair avec une politique qui donne au travail un statut hégémonique ; il faut absolument travailler, « si on ne travaille pas, on est un mauvais pauvre ». Le travail étant un impératif absolu, il n’est pas question d’être exigeant sur les conditions de travail, les horaires ou les protections que devraient assurer le travail.

La politique est toujours la même aujourd’hui, Macron ne déroge pas à la règle pour relayer l’idéologie du travail à tout prix : « Je tiens à une chose, c’est qu’on ne perde pas nos fondamentaux, c’est-à-dire la lutte contre la pauvreté par le retour à l’activité et le travail. Et plus on augmente de manière unilatérale tous nos minima sociaux, car on ne les rebaisse jamais après, plus on rend difficile le retour à l’activité. C’est ce que l’on a constaté … » (9). On parle pourtant de « travailleurs.euses pauvres » depuis le début des années 2000 : les conditions de travail sont tellement dégradées dans certains cas qu’ils ne permettent plus au travailleur.euse de s’assurer les conditions minimales de son indépendance économique et sociale.

Depuis des décennies la précarité fait partie du paysage, la « sécurité de l’emploi » est un terme tombé en désuétude, le travailleur précaire se sent chanceux de signer un contrat de 3 mois, la menace du licenciement pèse sur le détenteur d’un CDI. Alors faire le constat que la crise sanitaire accentue cette réalité, quoi de plus banal ? « Depuis le 1er mars, 65 800 ruptures de contrats de travail ont été envisagées dans le cadre de Plans de Sauvegarde de l’Emploi (PSE) en France, soit plus du double par rapport à la même période en 2019, selon la Dares. Et sur la même période, près de 4 500 procédures de licenciement collectif pour motif économique, hors PSE, ont été notifiées auprès des directions régionales du travail » (10). Or comme le note Danièle Linhart « cette « euphémisation du licenciement » n’est pas seulement à mettre sur le compte du confinement – comment-voulez-vous-qu’on-fasse-autrement – mais s’inscrit dans le mouvement d’individualisation de l’organisation du travail à l’œuvre depuis les années 1980. » (11). Là où le discours politique pointe la crise sanitaire comme la cause de la précarisation actuelle, l’histoire montre qu’elle n’est qu’une étape de plus dans l’appauvrissement de la population, nécessaire à son exploitation.

3- Le Revenu Universel d’Activité (RUA) : maintenir la précarité, accroître la flexibilité

C’est en cela qu’il est difficile de croire en des dispositifs tel que le Revenu Universel d’Activité lorsqu’ils sont défendus par le pouvoir politique, puisqu’ils restent pensés dans le modèle productiviste. La mise en place du RUA est prévue pour 2022-2023. Il est présenté comme une innovation et une simplification du système de prestations sociales par le gouvernement. Le RUA regroupera des prestations telles que le Revenu de Solidarité Active (RSA), la prime d’activité, les aides personnelles au logement (APL), et l’Allocation Adulte Handicapée (AAH).

D’une part, il n’y a rien « d’universel » dans ce revenu puisque pour l’instant il ne concerne pas les jeunes de moins de 25 ans, la catégorie la plus précaire et la plus durement touchée par la crise sanitaire ! Il sera conditionné aux ressources, et les bénéficiaires devront s’intégrer dans un parcours d’insertion. Cela signifie aussi que demain les APL et l’AAH risquent d’être conditionnés à la notion d’activité, ce contre quoi l’Union sociale pour l’habitat et plusieurs associations du champ du handicap se battent actuellement.

D’autre part, en proposant un revenu de 750 euros (12), alors que selon l’Observatoire des inégalités, le seuil de pauvreté se situe à 885€ par mois pour une personne seule (13), il est difficile d’envisager le RUA autrement que comme un moyen de faire accepter des contrats toujours plus indignes en termes de salaire, de morcellement des horaires, de pénibilité. Ces emplois permettront tout juste de compléter ce RUA beaucoup trop précaire. Au regard de l’évolution du marché du travail, de la précarisation de l’emploi, de l’ubérisation, ce type de dispositif est un outil de plus pour flexibiliser (je dirai dévertébrer) le travailleur et le rendre encore plus conforme aux caprices instantanés et insensés du système capitaliste.

Bien que chaque mot prononcé par la classe politique nous pousse à croire le contraire, il n’y a pas de fatalité à vivre une telle précarité dans le travail, une telle perte de repères, de sens, de valeurs. Cette réalité est le fait de choix politiques. C’est le choix de ne pas rompre avec l’exploitation sans limite, avec l’oppression des travailleurs.euses les plus pauvres. Bourdieu disait vrai, pour que l’harmonie demeure, pas de remise en cause des fondements du modèle néo-libéral et de la violence sur laquelle il s’élabore. Pas de transformation radicale de notre organisation du travail, de notre rapport au travail. Or nous pouvons décider de ce que nous voulons faire, maîtriser notre travail, repenser nos métiers, gérer collectivement nos cotisations… Des SCOP (sociétés coopératives et participatives) le font, le réseau salariat (14) et l’économiste et sociologue Bernard Friot proposent une transformation radicale de notre rapport au travail et de notre organisation de production (15). Comme l’écrit Alexis Cukier, c’est par le biais du travail que l’on peut agir : « Il faut le libérer de l’emprise de la finance et le démocratiser radicalement, pour le mettre au service de la révolution écologique, du soin, de l’égalité » (16).

4- Gestion de la crise du covid : une catastrophe économique et sociale en marche

Selon une enquête Insee de mai 2020 sur les conséquences économiques du confinement, « un quart des ménages déclarent que leur situation financière s’est dégradée pendant le confinement. […] Cette dégradation est d’autant plus forte que les revenus des ménages étaient initialement faibles » (17).

Au regard du processus de précarisation engagé depuis les années 1980, le chômage et la pauvreté sont déjà fortement élevés en France. Cumulés avec l’absence de croissance des prochaines années, la situation sera catastrophique. Elle l’est déjà pour une partie de la population si on s’en tient à l’explosion des demandes de RSA dans certains départements (+21 % dans le Rhône, +16,4 % dans les Yvelines) (18), aux alertes du secours populaire qui évoque une situation jamais vu depuis la seconde guerre mondiale (19), et au secours catholique qui publie des chiffres plus qu’alarmants sur la pauvreté dans la ville de Marseille, proche de la crise humanitaire (20).

Bien sûr, la pandémie est à blâmer dans l’aggravation de la pauvreté et du chômage, mais ce n’est pas être complotiste que de dire que face à cette réalité concrète, qui touche aux conditions de survie d’une partie de la population, le gouvernement FAIT LE CHOIX d’aider les grandes entreprises, et laisse la classe des travailleurs.euses et des demandeurs.euses d’emplois s’enliser dans la pauvreté.

Interviewé par le Média, l’économiste Gilles Raveaux déplore que le gouvernement ne prenne pas les mesures qui devraient s’imposer à savoir augmenter les minima sociaux et tenter de sauver celles et ceux que la crise est en train de broyer. Pourquoi les jeunes, actuellement dans des situations matérielles alarmantes, n’ont-ils toujours pas accès au RSA ? Alors que comme le souligne Alexis Cukier, « ce sont les travailleurs, et surtout les travailleuses subalternes, pour beaucoup racisées, qui ont été en première ligne et ont dû continuer de travailler pendant l’épidémie, dans des conditions souvent très difficiles, tandis que c’était principalement les cadres qui ont pu rester travailler chez elles et eux, ou ont bénéficié du chômage partiel » (21), pourquoi n’est-il pas question de revaloriser les bas salaires, de revaloriser le SMIC qui frôle toujours le seuil de pauvreté ? Puisque la lutte contre le patriarcat, qui se traduit en langue de bois par « l’égalité hommes-femmes » est présentée comme « une grande cause du quinquennat », pourquoi n’est-il toujours pas question de rémunérer le travail domestique, de revaloriser les salaires des emplois dits « féminins » ?

En choisissant de donner 110 milliards d’euros aux entreprises (dont 7 milliards d’euros à un mastodonte comme Air France, avec qui les banques seraient vraisemblablement plus conciliantes qu’avec un.e chômeur.euse), le gouvernement choisit délibérément qui sont les perdants de la crise : les pauvres et les petites entreprises. Car toujours selon l’Insee, « Les artisans et les commerçants sont les plus touchés par la chute de l’activité (la moitié des indépendants déclarent une dégradation de leur situation financière)» (22). En 2021 on s’attend à la fermeture de dizaines de milliers de commerces et de petites entreprises (23), et à la destruction de 670000 emplois selon l’Unedic.

4- Conclusion

Pour la sociologie marxiste, le travail est au cœur de la reproduction des inégalités entre les classes sociales, au cœur de la lutte des classes. Dans le monde politique, médiatique, intellectuel, depuis plusieurs décennies, l’existence même des classes est niée, la lutte des classes est ringardisée, la « classe moyenne » occupe tout l’espace. Difficile alors de mener un combat politique de justice sociale lorsque la classe populaire n’existe pas dans la pensée dominante.

En 2018, l’entrée des gilets jaunes sur la scène publique a ébranlé cette fable, alors que ceux que les puissants nommaient les « invisibles » prenaient les ronds-points pour dénoncer l’injustice sociale du système néo-libéral (24).

La mobilisation des « premiers de corvée » dans la crise du Covid poursuit ce mouvement de réhabilitation des classes laborieuses dans le paysage social et politique. Pour le sociologue Camille Peugny, « les classes sociales n’ont jamais disparu. Elles étaient juste devenues invisibles dans une société aveugle aux inégalités. Aujourd’hui, elles sautent aux yeux de tout le monde. Les professions les plus exposées pendant le confinement sont aussi les plus précaires » (25).

Cette invisibilisation n’est pas sans lien avec la dépolitisation de la question du travail (26), à l’œuvre depuis les années 1980. Aujourd’hui, le Medef se sent toute légitimité à parler au nom des entreprises, au nom du travail. En s’appropriant cette question centrale, le patronat a confisqué le débat politique autour du travail.

Il est temps de rendre le pouvoir aux travailleurs.euses en faisant que les questions relatives à l’organisation du travail, à sa gestion, à la place des services publics reviennent au centre du débat démocratique. Et si l’espace du débat ne nous est pas donné, que cette question essentielle de la place du travail dans la transformation de notre société s’incarne dans les révoltes et les luttes à venir.

Sources :

1- https://www.cgt.fr/actualites/france/interprofessionnel/legislation/loi-durgence-un-coup-porte-au-droit-du-travail

2- https://lejourdapres.parlement-ouvert.fr/?locale=fr

3- https://www.ensemble-fdg.org/content/le-neoliberalisme-contre-le-travail-democratique

4- Pierre Bourdieu, L’essence du néolibéralisme, in Le monde diplomatique, mars 1998, https://www.monde-diplomatique.fr/1998/03/BOURDIEU/3609

5- Robert Castel, Sortir du précariat, https://youtu.be/f8TCB-JJzHg

6- Loi n°2003-723 du 1er aout 2003 pour l’initiative économique, in Légifrance.gouv.fr

7- Si on cumule les emplois CDD (2,9 millions), les travailleurs indépendants (3,1 millions), 790000 intérimaires on arrive à presque 7 millions pour 21 millions de salariés en CDI, soit 1/4 de la population active. (voir Insee Première n°1768 aout 2019 et DARES analyse, juin 2018, n°26)

8- « Précarisation et déstabilisation des emplois ouvriers, quelques hypothèses », Maruani Margaret, Linhart Danièle, in Travail et Emploi n°11 – 01/1982

9- https://www.vie-publique.fr/discours/276714-emmanuel-macron-14102020-covid-19-couvre-feu

10- https://www.nouvelobs.com/rue89/20201116.OBS36142/bienvenue-dans-cette-visioconference-vous-allez-etre-licencie.html

11- Ibid.

12- https://www.journaldunet.fr/management/guide-du-management/1459192-revenu-universel-d-activite-conditions-montant-et-date/

13- Rapport sur la pauvreté en France, 2e édition, 2020-2021, Observatoire des inégalités

14- https://www.reseau-salariat.info/

15- https://www.ardeur.net/2020/05/une-securite-sociale-des-productions-par-bernard-friot/

16- https://www.ensemble-fdg.org/content/le-neoliberalisme-contre-le-travail-democratique

17- «Enquête INSEE première n°1822, 10 octobre 2020. « Confinement : des conséquences économiques inégales selon les ménages »

18- https://www.midilibre.fr/2020/10/20/lexplosion-du-rsa-se-confirme-dans-lherault-et-le-gard-9150512.php

19- https://www.midilibre.fr/2020/09/30/pauvrete-en-france-nous-navons-jamais-vecu-une-situation-pareille-depuis-la-seconde-guerre-mondiale-9107667.php

20- https://www.linfodurable.fr/social/covid-19-frappee-par-la-pauvrete-marseille-est-au-bord-de-la-crise-humanitaire-21887

21- Alexis Cukier cité dans l’article de Marion Rousset : https://www.marianne.net/agora/humeurs/pourquoi-en-2019-parler-de-lutte-des-classes-est-plus-pertinent-que-jamais

22- «Enquête INSEE première n°1822, 10 octobre 2020. « Confinement : des conséquences économiques inégales selon les ménages »

23- « Ce qu’on ne vous dit pas sur la crise économique qui vient », Le média, https://www.youtube.com/watch?v=nXZyzb3xJa4

24- https://www.marianne.net/agora/humeurs/pourquoi-en-2019-parler-de-lutte-des-classes-est-plus-pertinent-que-jamais

25- Marion Rousset, regards.fr : https://www.marianne.net/agora/humeurs/pourquoi-en-2019-parler-de-lutte-des-classes-est-plus-pertinent-que-jamais

26- https://www.nouvelobs.com/social/20191205.OBS21943/tribune-pourquoi-il-faut-repolitiser-la-question-du-travail.html

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Une réponse à Covid 19, l’ennemi des pauvres

  1. Jean-Marc SCATTOLIN dit :

    je reprends un morceau de ce texte pour attirer l’attention sur une confusion qui est souvent faite :
    « Aujourd’hui, le Medef se sent toute légitimité à parler au nom des entreprises, au nom du travail. En s’appropriant cette question centrale, le patronat a confisqué le débat politique autour du travail »
    La confusion repose selon moi entre le mot « travail » et « emploi ». Le MEDEF parle d’emploi quand il prononce le mot travail. Cette distinction est importante car ce n’est pas le travail que l’on rémunère mais l’emploi. Souvent ce n’est pas le travail qui est pénible (ou agréable) mais l’emploi. Si l’on perd son emploi on perd son revenu mais pas son travail (j’entends métier)

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