Atelier – redonner du pouvoir d’agir aux travailleur-euses

Atelier

Redonner du pouvoir d’agir aux travailleur-euses

Atelier pouvant être mis en lien avec la conférence d’Emmanuelle Cournarie : Je travaille avec deux ailes – Une autre histoire de l’organisation du travail.

Attention : contrairement aux stages de réalisation, nous n’organisons pas d’ateliers en intra où les personnes peuvent s’inscrire individuellement. C’est toujours une structure qui nous fait intervenir pour l’animation de l’atelier… elle mobilise ensuite ses réseaux, ses adhérents, ses militants en les invitant à prendre part à l’atelier.

Objectifs

Les méthodes de management moderne détruisent le travail : destruction des métiers, casse du service public et des valeurs associées, perte de sens… Autant de raison objectives pour les travailleurs.euses de se sentir inutiles, inefficaces et impuissant.e.s face à la logique du chiffre et de la rentabilité. Or tout est mis en place pour culpabiliser celui ou celle qui ne peut suivre le rythme effréné qui lui est imposé ou les injonctions contradictoires qui lui sont données.

La première forme de résistance est de refuser cette culpabilité et de rendre à César ce qui appartient à César : l’inefficacité est avant tout celle d’une organisation du travail tournée uniquement vers le profit. C’est en partant de ce constat qu’il paraît essentiel de développer des démarches d’éducation populaire visant à conscientiser les individus et les groupes professionnels de leur capacité d’analyse, de leur force de proposition et de leur pouvoir d’agir.

Contenus

L’atelier se déroule en 3 parties :

  • 1ère partie en grand groupe, utilisation de l’outil « débat mouvant » : à partir d’affirmations clivantes, deux groupes se constituent, les « pour », les « contre », et échangent des arguments. Ce moment d’échanges permet de faire le point collectivement sur un thème , de mesurer sa complexité mais aussi de repérer les arguments jugés « efficaces ». Durée : 30 mn.
  • 2ème partie en sous-groupe, utilisation de l’outil « gros débat » : à nouveau des affirmations sont proposées, mais cette fois il s’agit de travailler par étape et par groupe de 5 à 6 personnes pour faciliter l’expression de tous et faciliter la réflexion collective. Durée : 2 heures
  • 3ème partie : par le biais de témoignages, inventaire des formes de résistances vécues ou envisagées, des formes d’organisation du travail alternatives type Scop, référence aux luttes historiques pour désamorcer le sentiment d’impuissance. 30 mn à 1 heure.

Méthode pédagogique

  • Travail en plénière et en sous groupes.
  • Indications bibliographiques.
  • Topos explicatifs.
  • Recueil et analyse de témoignages.

Références

  • Luc Boltanski, Ève Chiapello, Le nouvel esprit du capitalisme, Paris, Gallimard, 1999.
  • Marie-Anne Dujarier, Le management désincarné, Paris, La Découverte, 2017.
  • Christophe Dejours, Souffrance en France, la banalisation de l’injustice sociale, Paris, Seuil, 1998.
  • Robert Linhart L’établi, Paris, Editions de minuit, 1978.
  • Danièle Linhart, La comédie humaine du travail, Toulouse, Erès, 2015.
  • Vincent Charazac Le néolibéralisme au mépris du collectif, Connexions 2010/2 (n° 94)
  • Matthieu Crawford, Eloge du carburateur, essai sur le sens et la valeur du travail, Paris, La Découverte, 2016
  • Michel Verret, L’espace ouvrier, 1995, La culture ouvrière, 1996, Le travail ouvrier, 1999, Paris, L’Harmattan
  • Denis Segrestin, Le phénomène corporatiste, Paris, Fayard, 1985

Public : Tout public
Durée : 4 heures
Modalités et tarifs : contact@ardeur.net

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